dimanche, décembre 02, 2012

Sur le dos, pensive, ou presque





la paix de l’enfant qui joue au délivré  

le désarroi sans fin 
dans un carrousel en vrille

les pensées perdent leurs ligatures

elle semble glisser sur l’eau sans succomber    
parce qu’au dernier ricochet la vie se refuse à la mort


elle sourit comme un enfant avec sa mère
mais elle ne sait pas qu’elle sourit

elle imagine un sein détaché  
elle l’aime comme elle-même

ou bien une mère parfumée
elle l’aime comme un culte

ou bien une lettre cachetée
elle l’aime sans l’ouvrir  

ou bien une image sacrée 
elle l’aime à s’y confondre   

ou bien elle imagine
by Saïd Nourine, octobre 2012

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